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APPORT DES SUIVIS PHOTOGRAPHIQUES DE LA FAUNE SAUVAGE RÉALISÉS DANS LE CADRE DU PROJET

Les 20 dernières années ont permis un essor technologique considérable des pièges photographiques. Initialement très volumineux, avec des batteries à faible autonomie, les modèles actuels sont toujours plus performants.

 

Installation d'un piège photographique dans le cadre du suivi des lynx © FDC39/01

 

Installation d'un piège photographique dans le cadre du suivi des lynx © FDC39/01

De nos jours, ces appareils sont couramment utilisés par les chasseurs mais aussi par les FDC01, 39 et 74 dans le cadre de ses suivis de la faune sauvage. En effet, ils sont employés dans de nombreux protocoles : suivi des ongulés, suivi des lynx, suivi du loup, suivi d’actes de prédations sur des carcasses, étude des passages à faune sur les axes routiers ou encore étude de l’utilisation des bandes enherbées par le renard en zones agricoles.

 

L’un des projets mobilisant ces appareils est l'étude ECOLEMM. Dans ce cadre, la même zone d’étude est suivie chaque année durant 6 mois, dans le but premier d’identifier les lynx fréquentant le site d’étude ainsi que leurs interactions avec les ongulés sauvages et la chasse.

 

La zone d'études est découpée selon un maillage de 2.5 km de côté où chaque maille est équipée d’un site photographique choisi en lien avec les chasseurs locaux selon leurs connaissances des passages fréquentés : c’est ce que l’on appelle le plan d’échantillonnage.

 

Lors de la campagne photographique 2019-2020 dans le Jura, 13 270 photographies ont été prises sur 6 mois. Le choix de l’emplacement du piège photographique est orienté en fonction de l’espèce recherchée, en l’occurrence le lynx boréal. Cela biaise forcément la diversité d’espèces inventoriées, mais ce suivi donne toutefois une idée des espèces présentes. Les clichés sont répartis ainsi : fréquentation humaine (72.5 %), vide (10.6 %), chien (6.6 %), chamois (2.2 %), renard (2 %), chevreuil (1.6 %), lièvre (1.6 %), sanglier (0.8 %), lynx (0.6 %), chat phénotype forestier (0.2 %), cerf (0.1 %) et les espèces restantes représentent moins de 0.01 % des données. Les données de fréquentation humaine (majoritaires), chiens, chats domestiques ou bétail ont volontairement été retirées de la carte ci-dessous.

 

Les photographies de lynx et de « grands canidés » / loup sont systématiquement transmises au réseau Loup Lynx pour identifier les individus et afin d’améliorer le suivi et les connaissances sur ces espèces. Au-delà des intérêts de ces suivis dans le cadre du projet, ils permettent également de nous apporter un éclairage sur la faune locale présente (voir carte et photos).

 

Résultats des suivis photographiques lors de la campagne de suivi 2019-202

 

Résultats des suivis photographiques lors de la campagne de suivi 2019-2020

 

 

Chat forestier
Chat forestier
Cerf élaphe
Cerf élaphe
Chamois
Chamois
Sanglier
Sanglier
Lynx boréal © FDC39
Lynx boréal © FDC39